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Blog - Alain Garnier

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Notes & tribunes

Retour sur le Congrès Eurocloud 2014 à Luxembourg

Publié par Alain Garnier sur 3 Octobre 2014, 14:30pm

Catégories : #Cloud

Jamespot est fier d’être adhérent de l’association Eurocloud France.

Étant un acteur du SaaS (Software as a Service) c’est tout naturellement que nous apportons notre contribution à l’évolution majeure que constitue le Cloud : la dématérialisation de l’informatique et son externalisation As A Service.

2014 est une année spéciale pour Jamespot. En plus de notre participation au Congrès qui se déroule comme d’habitude au Luxembourg, nous avons eu l’honneur d’être nominés « meilleures solutions Cloud pour le service public » au niveau Européen pour le projet que nous menons avec notre client ANACT.

Alors comme à son habitude, un programme très chargé qui permet d’avoir un tour d’horizon de ce qui se passe en Europe autour du Cloud. J’ai pris les faits qui me semblent marquants.

9H - Adoption Cloud : UK, France, Austria, Romana

Les chiffres sont éloquents, chaque pays annonce une progression constante et forte du Cloud (+30% sur le marché Français par exemple comme l’a expliqué le président de Eurocloud France Pierre José Billotte).

Ensuite, il faut voir que le Cloud se sépare en trois parties : l’infrastructure IAAS, le middle PAAS et les usages avec les logiciels en SaaS. Il apparaît aussi que la croissance est avant tout celle du SaaS, qui apporte la plus rapide valeur aux utilisateurs, redonne du pouvoir au métier sur leur SI (et pas supprime les DSI comme je le lis ici et là …) et celle du IAAS qui est une alternative à l’hébergement traditionnel. Pour le PAAS, c’est encore un marché en maturation.

Une différence notable entre les pays : la question du Cloud souverain, qui est traité très différemment selon la culture, l’ouverture ou encore les acteurs présents dans chaque pays. La France faisant un peu exception (avec l’Allemagne) avec sa pléthore d’acteurs : Américains (Amazon, Google, Azure/Microsoft), Locaux endogènes (OVH, IKoula, Gandi) et les Clouds souverains (Numergy et Cloudwatt). – J’y reviens plus bas –.

11H - AppStore dans les entreprises

Une intervention remarquée qui sortait de la question des infrastructures a posé les bases d’un système idéal pour l’utilisateur dans ce monde du Cloud : celui d’un modèle à la « AppStore ». On sent bien sûr l’influence permanente du mobile sur les esprits. Ce modèle semble convaincre le grand public. Mais comment construire un AppStore dans une entreprise ? Quel degré d’ouverture ? Comment mixer les Apps dans des Clouds différents et/ou incompatibles ?

Quoi qu’il en soit, je suis content de voir que le choix de Jamespot depuis 2010 d’avoir un AppStore au sein de notre application est en effet le modèle qui permet à la fois puissance, liberté et simplicité pour l’utilisateur. Pour ce, on a dû étendre la notion d’Appstore pour que l’administrateur décide qui peut ou pas utiliser quelle application. C’est bien un AppStore gouverné dont il s’agit.

C’est ressorti également dans le modèle Cloud ou l’approche B2C n’est pas transposable telle quelle.

12H - Performance du Cloud (Cedexis Julien Coulon)

Julien Coulon, fondateur de Cedexis, a fait du chemin depuis 2010. Il était venu à l’époque nous présenter son innovation pour « accélérer le Web ».

Aujourd’hui, il nous a fait une démonstration simple et impactant de son produit qui permet aux providers de sites Web d’aiguiller le trafic vers le Cloud le plus rapide, le routage DNS le plus rapide. Car pour un site eCommerce, gagner une demie seconde sur une page augmente les chances d’achat de manière drastique. « Une seconde perdue c’est un panier de plus pour Amazon » s’est-il amusé à nous dire.

Autre terrain de jeu : la pub. Avec le real time biding… chaque microseconde comptent.

Avec une croissance à trois chiffres et un déploiement global, bravo à Cedexis et ses équipes.

12H30 Le cas Suisse avec EcoSystem : trust & transparency

L’interlocuteur Suisse nous le rappelle : la Suisse n’est pas dans l’Europe… mais est un pays d’Europe ! Et que pour le Cloud, afin d’assurer la confiance de tous, ils ont lancé une initiative : Ecosystem qui vise à définir des règles de « trust & transparency » sur le Cloud déployé en Suisse. Une initiative qui semble très feutrée… mais avec SAP en toile de fond. À suivre…

13H Les discussions sur Numergy & CloudWatt

De nombreuses discussions tournent autour du Cloud souverain. … et de leurs répliques en France : Numergy & CloudWatt. Quand le sujet vient sur la table avec les homologues Européens, et qu’on parle de chiffre d’affaires… ils nous font répéter car ils pensent qu’on s’est trompé d’un facteur 100 ! Sur ce terrain, la France ne brille pas par sa réussite, sa vision et l’exécution d’une stratégie qui sur le papier semblait intéressante : booster le Cloud Français. Maintenant, s’y est-on pris de la bonne manière ? À lancer des similis grands groupes avec des fonds publics, là ou des entreprises du Cloud étaient déjà en forte croissance : OVH bien sûr, Ikoula ou encore Gandi ?

Bref, la France ne peut pas donner de leçons sur le Cloud infrastructure…

13H30 L’intégration des applications du SaaS dans le Cloud

Un des sujets qui a été aussi abordé et qui intéressera les intégrateurs, est celle de l’interopérabilité des systèmes en mode SaaS. L’avantage immédiat de passer ses applications en mode SaaS dans le Cloud est bien d’avoir de facto un système plus agile, qui évolue rapidement sans avoir à gérer la migration de version, les problèmes de compatibilité (par exemple de bases de données, d’OS, de Bus applicatifs etc…). Un plus indéniable qui explique l’engouement évident des métiers pour une approche directe vers leur besoin. Dans le même temps, cette facilité implique une intégrabilité moins évidente : les données étant par définition dans des systèmes « lointains » et souvent pas du tout sur la même technologie.

Le débat a donc porté sur la question de savoir si oui ou non, avec le Cloud & le SaaS l’intégration était mieux ou moins bien qu’avant ?

Pour un de mes interlocuteurs, c’est moins bien, car dans un SI intégré, il suffit de se pluguer sur une application, par exemple via la base de donnée pour propulser des données dans une autre application.

Pour moi, ce mode, aussi simple et rapide semble-t-il pose un problème : c’est justement lui qui empêche à terme la migration des applicatifs standards. Et qu’à contrario, la logique 100% API qui est derrière chaque éditeur en mode SaaS (allez… 90% des éditeurs en mode SaaS ont ces APIs) permet des intégrations plus « clean » et plus pérennes. Évidemment, il faut un peu plus de travail – et encore – mais pour celui qui a déjà orchestré ce type d’appel, en ajouter un est rapide et surtout très sûr : l’API est garantie en évolution comme le produit.

Là où nous nous sommes rejoints, c’est que d’un point de vue « humain », le DSI jouait avant le tiers de confiance pour tous les métiers en conservant et alimentant tous les systèmes. Là où en SaaS, le responsable métier a SON système avec SES données chez SON fournisseur … Du coup, passer les données à un autre métier devient – si le PDG n’intervient pas – un pouvoir régalien… et donc source de tension dans les baronnies. Peut-être regrettera-t-on le DSI qui avait un rôle de médiateur pour arranger des positions antagonistes dans l’entreprise, comme peut le faire un diplomate…

15H Omniprésence du mot « Trust ». In Cloud We trust !

Trust, trust, trust… le mot était dans toutes les présentations et les discours des intervenants. J’en comprends le sens : comme le Cloud dépossède en partie les utilisateurs de leurs données (comme les banque avec noter argent)… il faut avoir sacrément confiance… Maintenant, je ne sais pas vous, mais quand quelqu’un me dit « ait confiance » j’ai un neurone de méfiance qui s’allume…

Et je ne crois pas que le mot « Trust » soit la bonne approche : je préfère voir les opérateurs de Cloud et de SaaS expliquer comment et pourquoi les données sont répliquées, réversibles, interopérables etc… quel niveau de SLAs etc… Voilà la manière de rassurer des entreprises devenues adultes sur le sujet.

À ce propos, je n’ai pas vu aborder le sujet lors du congrès, alors que la commission Européenne a émis un document de recommandations pour les acteurs du Cloud sur leurs SLAs. Cela a fait en revanche l’objet d’un groupe de travail au sein d’EuroCloud France, ou j’ai participé, mené par le talentueux cabinet Itéanu et son fondateur bien connu des acteurs du numériques : Olivier Itéanu. Un bon point pour la profession que de voir les positions juridiques et contractuelles se normaliser. Quand on voit ce qui se pratique Outre-Atlantique (à lire Qui a lu les conditions générales de service d’Amazon entièrement ?)

19H Remise des prix…

On reçoit le 2eme prix et une récompense. C’est la première fois pour Jamespot au niveau Européen. Au nom de toute l’équipe et des clients, nous sommes très fiers du travail réalisé. Comme du projet client ANACT (disponible en ligne ici cas client Jamespot ANACT) qui a été récompensé. Un article de blog est disponible ici !

21H Des entreprises à l’honneur.

3 entreprises à découvrir ou re-découvrir.

  • SecludIT, son fondateur Segio Loureiro propose Elastic Detector, qui veille automatiquement à la sécurité de vos serveurs et réalise des analyses entièrement automatisées de vulnérabilité. La sécurité : un job à temps plein !
  • Opendatasoft, et son fondateur Jean-Marc Lazard qui « ouvre vos données », avec un nouveau besoin émergeant mais solide : permettre aux entreprises de créer des passerelles entre les services en publiant les datas interne. Un beau produit à découvrir.
  • Ceiia et son fondateur Vladimiro Cardoso Feliz, qui propose une solution de smart city de bout en bout afin d’offrir le « Transport as a Service ». Ou comment passer de son Vélib à un bus puis un train sans couture dans la même application. Un sujet actuel et d’avenir !

Je ne peux pas finir ce billet sans remercier les organisateurs, Eurocloud Luxembourg bien sûr, mais aussi Pierre José Billote président d’Eurocloud France et Henri-Michel Rozemblum le délégué général. Toujours agréable de partager à la fois sur notre métier… et au-delà lors du cocktail avec orchestre jazzy sympathique (manquait un peu de rock quand même…) avec du champagne… Je n’oublie pas d’ailleurs le pari que j’ai fait avec Pierre José. Une bouteille est en jeu !

À l’année prochaine.

Remise des prix Awards Eurocloud 2014

Remise des prix Awards Eurocloud 2014

Le congrès Eurocloud 2014Le congrès Eurocloud 2014
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Le congrès Eurocloud 2014

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